FERNANDO TORRES ET LES ENFANTS

Grande émotion, ce soir: non seulement la Roja a gagné de manière splendide – quoique trop dure – contre une Squadra Azzura dépassée physiquement et mentalement. Mais cette équipe a donné une leçon d’humanité: del Bosque fait entrer Torres, qui marque le 3e but – et quelques minutes plus tard, donne d’instinct la balle à Mata qui vient d’entrer et qui scelle le score final. Casillas, Pique, Inistia, Ramos, Xavi, Llorente (qui n’a pas joué une minute mais soutient ses coéquipiers, comme Valdes et Reina, les remplaçants de Casillas) et tous les autres sont une équipe de copains, pas seulement de grands professionnels. Et, à la fin, ils fêtent avec leur ninos et leurs femmes, leur famille.

 

Les Italiens, très dignes, craquent et pleurent. Balotelli pique la mouche, mais revient sur le terrain.

 

On a surnommé Torres, à ses débuts, el Nino. Lui qui avait marqué le but de la victoire contre l’Allemagne en 2008, est resté un gagneur. Il a été critiqué, considéré comme fini. Il a gardé l’esprit d’enfance.