MODE RELATIVISTE ET EXIGENCE D’UNIVERSALITÉ

Méditer sur l’actualité du compromis, comme le font les intervenants d’un colloque tenu à l’Université de Liège en novembre 2009, est d’une grande pertinence dans le climat de défiance sociale et de déficit éthique où nous vivons. Mais, comme j’ai essayé de le montrer dans ma propre contribution (p. 184-190), cette construction politique de la différence doit demeurer au service de la vérité et ne pas craindre l’exigence de l’universalité. S’engager, témoigner, risquer parole critique et analyse décapante, tels sont bel et bien les fonctions de l’intellectuel qui ne confond pas compromis avec compromission et réflexion universitaire avec hypocrisie scientiste.

Depuis des années, dans mes travaux scientifiques comme dans mes interventions publiques, je tente de montrer que l’acceptation décidée du pluralisme démocratique et de la pluralité des idées, loin de conforter la mode des relativismes doctrinaux, est porteuse d’une exigence de vérité et d’un postulat d’universalité.

 

Vient de paraître :

Mohamed Nach dir., Actualité du compromis. La construction politique de la différence, Paris, Armand Colin, 2011 – avec des contributions de Jean Baubérot, Paul Valadier, Martin Leiner, Walter Lesch, Denis Müller, etc.

Ma contribution : « Le compromis, une catégorie éthique au service de la vérité. Remarques éthiques, théologiques et politiques », in Mohammed Nachi éd., L’actualité du compromisLa construction politique de la différence, Paris, Armand Colin, 2011, p. 184-190.

 

Voir aussi mes articles:

 

« Confrontation des traditions et intensité de la vérité : une approche francophone et protestante du débat sur les communautarismes », Recherches de science religieuse, tome 95/1, janvier-mars 2007, p. 41-60.

 

« La loi ‘naturelle’ au risque de l’instabilité évangélique. Prescriptum protestant à un concept en miettes », RETM Hors-Série 7, 2010, p. 13-30.

« Religion et vision de la personne. A propos de certains arguments de Joseph Weiler, Jean-Marc Ferry et Robert Spaemann au sujet du statut des catégories religieuses et éthiques dans l’espace public », Revue de Théologie et de Philosophie 142, 2010/I, p. 65-77.

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