NOUS APPARTENONS À NOS ENFANTS: RENAÎTRE EST DONC POSSIBLE

L’adaptation proposée par Daniel Auteuil du classique de Marcel Pagnol La fille du puisatier brille par le jeu des acteurs et par une mise en scène sobre et dense. La relation du père Amoretti et de sa fille est digne et puissante.

En face, le couple bourgeois des Mazel, avec leur fils perdu et retrouvé, touche par son ridicule sublimé en détresse puis en sagesse.

La sentence tombe, lumineuse et mémorable : « Nos enfants et nos petits-enfants ne nous appartiennent pas; c’est nous qui leur appartenons ».

Je médite cela à la fin d’un vendredi-saint grave et lourd, dans l’espoir d’une parole de délivrance et d’un miracle surgissant de l’enfance.

L’aube pascale est à ce prix: fermer les yeux et perdre tout le samedi, ne revivre que du mystère de la grâce et de la mise à mort de la haine.

Il faut que le diabolique soit dissous et que le symbolique, le Fils qui offre la naissance neuve, éclose et éclate au grand matin ensoleillé de l’Amour vainqueur.

J’apprends douloureusement à naître de mes propres enfants.

825301

%d blogueurs aiment cette page :