NOUS NE SOMMES PAS HYPER-RATIONNELS SEULEMENT UN PEU RAISONNABLES

Samedi, une splendide conférence de Myriam Revault d’Allones, « Crise et temporalité », lors du colloque sur « La crise – c’est pas juste ! » mis sur pied de manière conjointe par le Fonds Ricoeur et la revue Esprit, à la Maison des Métallos, haut lieu de syndicalisme et de résistance. Et un débat animé, où nous refaisons ensemble, avec Olivier Abel et d’éminents économistes (Christian De Boissieu, Gilles de Margerie, Jacques Mistral), l’histoire et la prospective de l’enchevêtrement des crises. L’homo economicus, supposé rationnel, ne serait-il pas devenu un homo astrologicus ? Je lance la question, comme un caillou sur la vague. Ricochets et relances. Car il y a bien crise, aujourd’hui, de la raison en générale et des rationalités sectorielles.

Ce midi, lors du déjeuner chez les amis salésiens de la Rue des Pyrénées (où vécurent naguère René Simon et Xavier Thévenot), le provincial adjoint de la Communauté de Dom Bosco nous annonce avec joie et humour que la nouvelle Miss France est une ancienne élève des écoles salésiennes. Pédagogie, engagement social, spiritualité et beauté ne sont donc pas incompatibles.

Demain lundi, autre contexte: un colloque sur le violence faite au corps des femmes et les dimensions culturelles de cette problématique, avec Christian Hervé, Véronique Nahum-Grappe et Marie-France Hirigoyen notamment, à l’Université Paris-Descartes. J’introduirai ce colloque de la Société Française et Francophone par quelques remarques intitulées « Respect et responsabilité: une exigence éthique universelle et infinie ». Une éthique universelle suppose toujours une prise en compte différenciée des différences culturelles et des contextes sociaux, mais cela n’a rien à faire avec du relativisme culturel.