PAUVRE FOOTBALL

A Neuchâtel, la saga Bulat Chagaev continue, pitoyable, risible.

Le mécène tchtechène vire Sonny Anderson (qui ne s’est pas signalé par un brio particulier, au passage) après deux défaites. Ce n’est pas ainsi qu’on bâtit une équipe de football, qu’on donne confiance aux jeunes sportifs, qu’on promeut le fierté et la dignité d’une population. Les paris sont ouverts. Je ne pense pas que Chagaev tiendra une année de la sorte. L’argent ne fait pas tout.

Hier, je suis allé à Thoune, petite ville au sud de Berne et aux pieds des Alpes suisses (mon village d’origine, Frutigen, est à quelques kilomètres), soutenir l’équipe locale dans sa nouvelle Arena, devant plus de 6500 spectateurs (le stade peut en contenir 10000). Emmené par un Roland Baettig impeccable et un Marco Lustrinelli altruiste et mobile, le 11 de Bernard Challandes (entraîneur neuchâtelois, champion suisse avec Zurich puis viré par Sion et Xamax !) a enthousiasmé le public oberlandais. Le match fut malheureusement gâché par des gestes de folie et beaucoup de nervosité. Les supporters de GC ont terni l’après-match.

Il y a longtemps que j’ai cessé de croire à un football idéal et « innocent ». Qui veut faire l’ange fait la bête. La saga Chagaev vient nous rappeler cruellement qu’il n’y a pas loin du stade à la farce. Il est d’autant plus important de rester vigilants et de ne pas prendre le ballon rond pour une lanterne.

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