Relativisme éthique et universalisme concret

Une question fondamentale, un enjeu pratique1

Résumé

Nous vivons dans une époque paradoxale, que l’on pourrait décrire comme une époque écartelée entre l’ironie du relativisme éthique radical2 et l’arrogance de l’éthiquement correct, saturé de normativité3. La question d’apparence purement théorique du relativisme éthique constitue à notre avis un test assez efficace de notre volonté et de notre capacité de surmonter l’opposition mortelle du scepticisme moral et de l’absolutisme éthique. Or cette situation culturelle et psychique perturbe notre manière d’aborder au quotidien les questions de bioéthique et d’éthique clinique auxquelles nous sommes de plus en plus confrontés. La crédibilité et la plausibilité des propositions éthiques en sont nécessairement affectées. Loin d’être une question abstraite, la question du relativisme représente un enjeu clinique et pratique de tous les instants : comment puis-je ne pas me laisser submerger par la relativité des points de vue éthiques en présence et parvenir à des décisions claires, sans passer à côté de la complexité du réel et de la diversité légitime des avis en présence ?

Mots-clés : relativisme – éthique – universalisme – bioéthique – éthique appliquée

 

Poursuivre votre lecture : PDF

%d blogueurs aiment cette page :