QUE VIVE LE DÉSIR EN NOUS

Poème de Jour

Années de vie et de labeur
Si terriblement accélérées et ensevelies
Que soudain surgit en surprime
La relève de la déprime
La prime du printemps
Primevère d’amour

Quand l’homme asséché se penche
Sur ses racines lourdes et ses feuilles trouées
Il devine à la source de son spleen
L’inutile jalousie destructrice d’élan

Une création lui est pour ainsi dire offerte
En aval de sa propre disparition
A la jointure meurtrie de son souvenir flêtri
Là même où la Force de l’Amour déploie ses bourgeons de sang:
La personne redevient Désir
d’être intensément objet
d’un sentiment d’être aimé par pur désir gratuit